mardi 13 novembre 2007

suite de notre aventure dans le fin fond du Chiapas.

....................... Après quelques allées et venues dans le village et quelques photos, nous décidons à 9h30 de quitter Actéal pour essayer de rejoindre Larrainzare. On sait qu’il n’y a pas de bus ou de taxi direct, mais bon, on verra.
Un camion-benne se présente et s’arrête au village avant le pont cassé. Nous continuons à pied, c’est toute descente quand à mi-chemin, un autre camion-benne nous prend jusqu’au pont. Traversée de la rivière sur des planches. On s’arrête pour manger quelques couques et bananes. 





Après ce repas frugal, nous attendons un camion pour Larrainzare. Un camion-benne apparaît. Il veut bien nous conduire à Larrainzare, mais à un prix beaucoup trop élevé. Il nous conduit avec ses autres clients à Chemalho. Là, un taxi collectif se présente et, hop, nous conduit au croisement de Macuilo. Et là, à nouveau un taxi collectif pour notre destination finale Larrainzare. Soit 5 moyens de transport pour arriver à 11h30 à destination.

Dès notre arrivée, nous visitons l’église San Andréas. Serge fait quelques photos de l'église. Aussitôt, quelqu'un vient lui dire qu'il ne peut pas prendre des photos, ni à l’intérieur, ni de la façade extérieure. A l’intérieur, je peux comprendre, mais l’extérieur ???

Bon il est trop tard pour les photos d'extérieur, puisqu'elles sont faites. Il verra bien pour l'intérieur !!!











L’intérieur est plus joli qu’à Chamula, il est décoré de larges tentures mauves et blanches. Il y a des bancs et des chaises pour les fidèles. J’entends quelques clics ........... l'affaire est faite.





Après la visite de l'église, nous trouvons une chambre à louer à 2 rues de la place principale. Il y a un lit en bois avec une couverture, c’est déjà mieux qu’hier soir à Actéal.
Balade dans les rues du village. Celui-ci n’est pas grand et on se trouve vite en-dehors. Mais il fait gris et bientôt, il commence à pleuviner.









Balade jusqu’à une autre église située sur une colline dont les marches pour y accéder sont aux couleurs du drapeau mexicain : vert, blanc, rouge. De même, à l’intérieur de l’église, de larges bandes de tissu sont aux 3 couleurs. Le chaman du coin nous observe pour voir si nous prenons des photos. Cette fois-ci, nous n'en ferons pas.
Nous allons manger du poulet près de la place centrale : poulet grillé pour Serge et caldo au poulet pour moi càd une soupe avec des morceaux de légumes et de poulet. Bof, pas terrible.
Il pleuvine toujours et vu la météo, nous n'avons pas envie d'aller promener dans les campagnes environnantes. Tant pis, nous restons dans la chambre, bien qu’il n’y fasse pas très chaud.
19h au lit. Dur, dur un lit en bois sans matelas.

lundi 12 novembre 2007

San Juan Chamula et départ pour Acteal, le village martyr

LUNDI 12 NOVEMBRE 2007 : San Juan Chamula – Actéal

A 8h, nous partons sacs au dos pour aller à l’entrée du marché, au terminal des collectivos pour Chamula. Sitôt arrivés, le collectivo est plein et part directement pour 10 km de grimpette dans la montagne. 

Arrivés à San Juan Chamula, nous déposons nos gros sacs dans un comedor où la dame est bien conciliante. Nous faisons le tour de la place où se trouve le marché très vivant et coloré, avec beaucoup de légumes.





Après avoir fait le tour de la place, nous poursuivons notre balade jusqu’au cimetière. Très différent de celui de San Cristobal. Ici, pas de monuments, juste des monticules de terre ornés d’aiguilles de pins et de fleurs. Mais surtout, il y a au milieu, les murs de cette église désaffectée. 






Retour vers le village. Dans le coin, il vaut mieux laisser son appareil photo en bandoulière  et faire quelques photos volées.




Sur la place du village, nous allons visiter l'intérieur de l'église. L'entrée de celle-ci  est payante pour les touristes. Mais surtout interdiction de faire des photos !!! 
En fait, d’église, il s’agit plus d’un lieu de culte où il n’y a ni banc, ni chaise, ni autel. Les aiguilles de pins jonchent le sol, ainsi que des bougies. Sur les murs latéraux, les indiens Tzotzilles ont conservé les statues de saints baroques, des miroirs suspendus à leurs cous. Ils sont à l’abri dans des boîtes en bois avec une plaque de verre sur le devant avec les noms qui sont précisés. Et devant les saints, des tables avec des bougies, chaque table étant un autel. 
La croix verte représente pour les indiens l’arbre qui soutient le monde. 
Endroit vraiment étonnant. Serge a quand même pu prendre des photos discrètement.








Après avoir récupérés nos sacs, nous attendons la venue d’un collectivo au croisement de la route San Cristobal – Chamula, pour aller en direction de Pantelho. 


Une sorte de benne à bestiaux se présente. Il va à Pantelho. C’est bon, c’est notre direction. Nous sommes debout à l’arrière du véhicule, cheveux au vent.


Nous découvrons ainsi les paysages du Chiapas. 



Arrivés à un village, nous voilà bloqués par un pont cassé surplombant la rivière.
Le chauffeur prend alors une petite route de campagne qui nous fait découvrir la pauvreté de ces villages indiens. A un certain moment, plus de route, mais de la piste en travaux avec beaucoup de poussière. Cela tangue pas mal pendant une heure.



Nous retrouvons enfin la route et Serge demande au chauffeur de nous déposer à Actéal.


Actéal, ce village martyr où 45 femmes et enfants ont été assassinés dans une chapelle par les autorités mexicaines.
Actéal, où nous avons un colis de médicaments à déposer au centre de salud. Ce que nous faisons dès notre arrivée sur place.
L’accueil est interrogatif de la part des autorités villageoises et se pose la question " qu'est ce qu'ils viennent faire ici ?" Mais lorsque nous sortons le colis de médicaments et la lettre de recommandation d'une organisation qui aide le Chiapas, ils comprennent que nous ne voulons pas de mal et l’accueil devient alors plus chaleureux, malgré la barrière de la langue. 


Ils n’ont pas grand-chose à nous offrir, à part un toit, ce qui est déjà çà. On dormira par terre dans nos sacs à viande, entourés de nos vêtements. Souper avec quelques couques.
Petite balade dans le village où nous achetons un napperon chez un tisserand.
19h au lit.




MARDI 13 NOVEMBRE 2007 : Actéal - Larrainzare
  
Pas beaucoup dormi, malgré le calme. Mais dormir à la dure n’est plus évident. 
Comme le froid venait du sol, on avait mis nos vêtements en-dessous de nous, mais ça ne vaut pas un matelas. 
Mais bon, allongés pendant 12 heures, nous voilà debout à 7h. Pas d’eau courante, juste de l’électricité, un wc avec un seau d’eau, pas de douche même si tout est prévu pour. 
La météo est grise et nuageuse.

Petite balade dans le village où il y a des rassemblements d’hommes et de femmes, on suppose que c’est pour du boulot. 














Monument dédié aux morts d'Actéal.



                                                                                ............................. suite sur la prochaine page