mardi 21 septembre 1999

Palmyre

Mercredi 22-09-1999 : Damas – Palmyre

5h30 : debout. Pas assez dormi.

6h30 : nous sommes à la réception de l’hôtel. Le réceptionniste nous indique l’adresse en arabe de la gare des bus, ainsi que le prix du taxi jusque la gare.
Nous prenons donc un taxi et nous arrivons à 7h à la gare. Là, il y a du monde et des bus pour toutes les directions. Après s’être fait dépassé plus d’une fois dans la file, Serge a enfin nos tickets. Petit déjeuner avec des petits pains.

8h05 : le bus, style Pullman, démarre. Il traverse un désert de pierres. Heureusement, il y a l’airco.
11h : arrivée à Palmyre où il fait très chaud. L’arrivée à Palmyre est surprenante car on longe le site romain pendant presque 2 km.

Dès notre descente du car, nous nous faisons accoster par 5 ou 6 personnes nous proposant un hôtel. Finalement, après maintes discussions, Serge me laisse avec les bagages et suit un homme qui possède un hôtel à 2 rues de là. Il revient me chercher et nous allons à l’hôtel New Afka, pour une chambre avec air conditionné et douche-WC.

Après la douche, nous nous dirigeons vers le musée. Celui-ci ferme de 13 à 16h càd dans une demi-heure. Mais comme nous ne sommes pas très ‘musée’, nous nous contentons du jardin autour de celui-ci. Nous lisons quelques infos sur la ville, puis allons du côté de la rue aux restos et magasins. Seul un resto a du monde à sa terrasse, pas les autres. Tant pis pour ceux-là. Nous mangeons une soupe de légumes et un spaghetti.

Il fait de plus en plus chaud. Nous nous baladons jusqu’à une palmeraie au bout du village. Nous y rencontrons 2 hommes qui nous offrent des grenades à manger. 




Nous décidons d’aller visiter ensuite le site romain. C’est grandiose !!! Pas de touristes.
Les monuments datant du II ème siècle, sont très bien conservés, car il ne pleut presque pas ici.







Nous grimpons ensuite vers le château surplombant le site romain. Nous arrivons juste à temps pour le coucher du soleil. 




  JEUDI 23-09-1999 : Palmyre

Nous nous levons tard. Petit déjeuner dans le sous-sol de l’hôtel. 

Nous décidons d’aller voir les tours-tombeaux. Il faut repasser par le site romain et son théâtre. Nous continuons à pied et faisons tout le site : c’est immense.
Les tours-tombeaux sont tout au bout. Certains sont fermés par une grille et on peut voir ce qu’il y a à l’intérieur. Cela ressemble à des caveaux.




Nous allons même au-delà du dernier monument, mais il commence à faire trop chaud et nous revenons sur nos pas. 



Nous rentrons à Palmyre où nous nous arrêtons au jardin du musée. Il y fait un peu plus frais. Serge fait tremper ses pieds dans un bassin d’eau. Mais un gardien vient lui montrer qu’il y a des poissons dans ce bassin. Pauvres bêtes !

Nous retournons au même resto qu’hier pour dîner, puis nous faisons un tour dans le bourg.



Nous rentrons à l’hôtel pour nous reposer. Serge repart seul pour une visite de la source sulfureuse (!) de Palmyre, mais elle est asséchée. Il  ira se balader dans la palmeraie.

Nous retournons à notre resto pour boire un verre et écrire quelques cartes. Serge a pris les amandes achetées à Damas et en offre aux serveurs qui les apprécient beaucoup. Souper à ce resto. Lors de l’addition, on nous fait un bon prix rond.

Au retour vers l’hôtel, nous passons devant le bureau de réservation des bus où nous y prenons nos tickets pour le lendemain.

Arrivés à l’hôtel, l’hôtelier est attablé devant l’entrée. Nous voulons payer les 2 nuitées et changer 50 USD. J’attends plus d’une demi-heure. L’hôtelier revient : sa maman n’étant pas là, il n’aura le change que demain matin, quand on partira. Inchallah !

VENDREDI 24-09-1999 : Palmyre – Hama

6h : debout.

Serge va déposer les sacs à l’arrêt du bus et moi, j’attends l’hôtelier pour changer 50 USD en livres syriennes.

7h : le téléphone sonne et l’hôtelier sort de sa chambre en calebard ! Enfin, cette fois, il a de quoi faire le change.

7h15 départ du bus pour Homs. C’est un vieux bus et la route est plutôt mauvaise. Bonjour las cahots !

Nous arrivons à 9h10 à la gare routière de Homs où nous mangeons des couques.

10h05 : nous prenons un autre bus pour Hama où nous arrivons après 40 minutes de trajet. Le bus s’arrête dans le centre, pour nous déposer près des hôtels.
Serge, à la recherche d’un hôtel, fait des découvertes bizarres (hôtels douteux).

Nous choisissons l’hôtel Cairo, chambre 17, propre avec douche wc pour 12 USD/chambre. Il se trouve en plein centre-ville. Après un thé, nous accédons à notre chambre où nous prenons une douche.

Nous déambulons dans le centre : les norias (ou roues à eau) sont disposées le long du cours d’eau, l’Oronte, qui est malheureusement à sec.





Nous nous baladons dans les ruelles anciennes. Tout en cherchant un resto, nous continuons notre chemin ..........



.............. et visitons une mosquée.



Nous poursuivons la balade dans la ville.


Après avoir mangé, nous allons à la citadelle. Il s’agit d’une butte en haut de laquelle il y a un jardin très vert où les gens de Hama viennent se reposer le vendredi.
Un homme nous invite auprès de sa famille, à boire un thé. Il a 2 ou 3 femmes et 7 enfants. La conversation est difficile car ni l’un ni l’autre ne parlons beaucoup l’anglais. 


Nous rentrons à l’hôtel par l’autre rive de l’Oronte. Nous découvrons un quartier en pleine rénovation : mosquée en construction (suite aux évènements de 1982 ???). Le souk est vide car nous sommes vendredi, jour de prières. Nous nous baladons dans les ruelles anciennes.
Le peuple syrien est gentil et les gens veulent nous offrir du thé. Mais il commence à faire nuit.
Nous rentrons dans le centre ville où nous allons boire un verre à une terrasse avec vue sur les norias illuminées.

samedi 18 septembre 1999

Damas

DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 1999 : Bruxelles – Damas
  
5h : debout. J’ai mal dormi.

5h45 : nous sommes debout devant la porte de l’immeuble à attendre le taxi. Celui-ci n’arrive pas. Je remonte à l’appart pour téléphoner au dispatching du taxi. Je n’ai pas le temps de dire « ouf » qu’on m’annonce « bonjour, votre taxi est en route ». Je redescends, et en effet, le taxi est là (1100 BEF).

Notre avion d'Alitalia prévu hier ayant été annulé, c'est avec un simple papier remplaçant nos tickets d’avion que nous nous présentons au guichet d'embarquement Sabena. Mais pas de problème, on nous donne les cartes d’embarquement.

7h30 : envol à bord d’un airbus A319-320 avec sièges en cuir et petit déjeuner.
9h : arrivée à Vienne. Nous nous baladons dans l’aéroport. C’est rempli de magasins chics et d’autrichiens. C’est bête, nous n’avons que des lires italiennes avec nous.

10h20 : envol pour Damas dans un airbus A320 de la compagnie Austrian Airlines. Tout est en autrichien ou en anglais ou en arabe. Ah, les sièges sont en tissu. Le repas est bon mais frugal : veau en sauce, riz et mélange de poivrons.

15h : nous atterrissons à Damas. La phase d’atterrissage a été plutôt longue.
Par rapport à la Belgique, il y a un décalage horaire d’une heure en plus.

Il fait très chaud, l’aéroport étant aux portes du désert. Il nous faut presque une heure pour passer la douane car on fait passer tout un groupe avant nous.

Enfin nous voilà en Syrie. Change de 150 USD contre 6900 livres syriennes, soit le cours à 46 ( 1 USD = 39 BEF ).

Nous prenons un bus local pour Damas centre. Les syriens sont sympas, ils ne laissent pas une femme debout dans le bus et ils ne s’asseyent pas près d’elle. Du coup, Serge a aussi une place assise. Le bus s’arrête à la demande. Nous allons jusqu’au terminus. Là, nous sommes un peu paumés. Nous demandons notre chemin pour l’hôtel Salam. Celui-ci est complet, ainsi que d’autres. Nous trouvons finalement près de la place des Martyrs, l’hôtel Beirut. Pas terrible, mais il y a 2 lits dont les draps sont déchirés et un évier. Nous réservons pour 3 nuits.

Nous partons à la découverte de Damas. Vers 19, il fait nuit.
Nous nous baladons dans le souk, puis au hasard.

20h : nous trouvons un resto, ancien resto français : brochettes d’agneau, frites, salade tomates et crêpe de pain.

Nous avons quelques difficultés à retrouver l’hôtel Beirut. Dodo sous le ventilo.

LUNDI 20-09-1999 : Damas
  
7h : debout. On se lave à l’évier.

Nous partons par le souk Hamidieh, longue rue pavée recouverte, mais pourquoi les magasins sont-ils en train de fermer ???





A la fin du souk, les vestiges du temple de Jupiter, dont il ne reste pas grand-chose.

 Nous voulons visiter la mosquée des Omeyades (grande mosquée) mais pour les touristes, ce n’est accessible qu’à partir de 10h. Nous tournons autour de la grande mosquée, en longeant les murs, et découvrons de jolies ruelles.

Nous allons boire un thé à une terrasse de café (il n’y en a pas beaucoup) et mangeons un pain sucré acheté chez un chaland.


10h : nous payons nos entrées pour la grande mosquée, et moi, je suis invitée à porter une grande cape brune.
Nous passons par un petit jardin donnant accès au mausolée de Saladin, que nous irons voir en sortant de la mosquée.
Et il faut se déchausser pour entrer dans cette mosquée. Lorsque nous rentrons dans la grande cour rectangulaire couverte de dalles, nous trouvons un décor fantastique avec de très belles mosaïques sur tous les murs.









Une fois dans la salle de prières, nous nous dirigeons vers la partie est pour voir ce qui nous semble être le tombeau de saint Jean-Baptiste. C’est la cohue et la ferveur.



Ensuite, nous allons dans la partie sud des bâtiments, dans l’immense salle des prières. Et là, au milieu de la salle, se trouve le tombeau de St Jean-Baptiste. Comprenne qui pourra.
Nous nous promenons dans la grande cour où il faut éviter les fientes de pigeons et les flaques d’eau.




Après avoir visité le mausolée de Saladin, nous nous dirigeons vers le quartier chrétien et ses anciennes maisons. Visite du monastère St Paul en bordure de la vieille ville.






Nous nous promenons par les petites rues. Nous visitons le cimetière Bab es Saghir, où se trouve le tombeau de Fatima (fille de Mahomet et femme d’Ali). A la sortie du cimetière, quelques graveurs sur pierre.



MARDI 21-09-1999 : Maaloula

 Nous démarrons plus tard. Grand jus d’orange acheté à un marchand en rue.

Nous devons aller de l’autre côté de la vieille ville pour rejoindre la place des Abbassides afin de prendre le bus pour Maaloula.



Rencontre d’un syrien parlant français.

9h20 : le petit bus démarre. Après plus d’une heure de route, nous arrivons sur la place centrale de Maaloula où il fait plus frais. Il est vrai que nous sommes à plus de 1500 m d’altitude. Village calme malgré les quelques touristes.




Nous nous dirigeons vers le couvent Sainte-Thècle, dont le tombeau est dans la roche, un peu plus haut. Belle église avec icônes.



Nous nous dirigeons ensuite vers le fond de la rue, où débute une faille dans la roche. C’est par cet étroit défilé grimpant que nous arrivons à une sorte de petit monastère. Hélas la porte est fermée.




Comme nous avons faim, nous redescendons au village par le même défilé. Un marchand nous propose des fruits secs : nous lui achetons ½ kg d’amandes. 
Le resto est presque vide. Au menu : soupe de poulet et citron, brochettes d’agneau, frites, salade. Un vrai délice. 

En relisant nos notes et les guides, nous nous rendons compte que la sorte de monastère vu ce matin est l’église et le monastère Saint-Serge.
Serge est encore plus déçu de sa fermeture.
Nous décidons de remonter (ce n’est pas si loin). Nous revoyons le vendeur de fruits secs et un homme en uniforme : ils nous proposent un thé que nous acceptons. L’homme en uniforme nous fait comprendre que le monastère Saint-Serge n’ouvre qu’à 18h.

Serge hésite, mais nous continuons quand même vers le monastère. Et Euréka, il est ouvert !!! Un moine est occupé avec des touristes, mais il nous invite à voir l’église. Pas de photos.
Il s’agit de la plus ancienne église au monde !!!
Le moine vient nous donner quelques explications en français. Nous le rejoignons ensuite à la boutique souvenirs où nous achetons cartes et K7 car les chants sont en araméen.


Nous redescendons par le défilé jusqu’au village. Là, nous nous promenons. Un cortège se met en route pour un enterrement chrétien. Il y a beaucoup de monde. Et lors du passage du cortège devant la mosquée, l’imam se met à chanter pour le mort.

Nous reprenons le bus pour Damas. Serge dit qu’il n’a jamais vu autant d’églises dans un pays musulman.

Nous arrivons à Damas vers 16h15. Là, nous nous dirigeons vers la porte Bab Touma pour trouver la chapelle Sainte Ananie située dans une cave.


Nous revenons vers l’hôtel après un petit détour. 
Nous allons manger un petit bout : chawarma, sorte de galette de pain avec viande, ail et cornichon.
A l’hôtel, Serge va à la réception pour se renseigner sur le lieu de départ du bus pour Palmyre. Un homme se propose de nous y emmener demain : rdv à 6h30 à la réception.